Près de 50% des professionnels de l’information interrogés considèrent que la
profession va évoluer de manière positive dans les dix ans. Cette évolution est, selon Virginie Boillet, déjà en cours : « l’étendue des activités dévolues aux professionnels de l’information a considérablement augmenté. Ils sont intégrés dans les projets qualité de certification, dans la formalisation et l’automatisation des processus documentaires, dans la
gestion des Intranet, dans la rédaction des contenus, dans l’archivage électronique des documents et dans la gestion des connaissances ».
Pour leur part, les étudiants en « infodoc » semblent savoir où se trouve leur avenir. Les métiers les plus plébiscités sont ceux de veilleur (28%) et de documentaliste spécialisé (27%). Plus de la moitié des étudiants souhaitant travailler dans le secteur privé et dans une grande organisation.
Trois scénarios d’évolution sont ainsi mis en exergue, sur la base de ce travail (800 répondants) : Le scénario « pessimiste » qui imagine la disparition des documentalistes généralistes, qui n’auront pas su faire évoluer leurs activités. Ce scénario devrait concerner près de 20% des documentalistes. Le scénario «tendanciel » est celui du repositionnement fonctionnel des professionnels vers des activités de records management, de Knowledge Management, de veille, de valorisation de l’information, de gestion de projets…
Le scénario le plus optimiste est celui de la « renaissance » dans de véritables départements d’information, rattachés à la direction générale, qui prendraient en charge tous les projets liés à la gestion de l’information dans l’organisation : projet de dématérialisation, gestion des Intranet, veille collaborative, gestion des connaissances, records management… Il s’agit d’un repositionnement stratégique.
Bien évidemment, dans les trois scénarios, le centre de documentation physique disparaît dans la majorité des cas pour laisser place à des services et produits électroniques…
Des intranet 2.0, par exemple ?





