Poussée au-devant de la scène par des enjeux économiques, environnementaux et organisationnels, l’ère du Cloud Computing et de la virtualisation devient un axe de travail important chez les DSI et dessine les nouveaux contours de leur architecture informatique.
Dans de nombreux domaines d’activités, comme le stockage ou le poste de travail, l’apport de la virtualisation suscitent l’intérêt d’un nombre croissant d’entreprises, bien au-delà des grands groupes et les conduisent à revoir en profondeur leurs processus et architectures historiques.
Parmi les institutions, on remarquera par exemple un projet en cours de réalisation de virtualisation du poste de travail dans la majorité des CHU.
Oui, mais voilà, la virtualisation fait appel à de nouvelles compétences. Le manque de spécialistes sur le marché risque de poser problème et de freiner le recours massif à ces technologies. Directeurs des Systèmes d’Informations, ingénieurs, consultants, experts et SSII doivent donc se former afin de transformer ces projets en succès opérationnels.
Le besoin de formation s’explique par des raisons purement technologiques. Il procède de la mise en œuvre de nouveaux outils, nouveaux langages, nouveaux processus... Il suppose également des compétences dans la réorganisation des différentes entités chargées de mettre en œuvre de tels projets. En ce sens, les porteurs de projets de virtualisation se doivent de maîtriser ces deux composantes. A défaut, ces projets porteurs risquent d’accoucher d’usines à gaz mal ficelées.
D’un point de vue technique, le besoin de compétences s’explique notamment par l’importance du spectre couvert par la virtualisation. Par exemple, on comprend bien que la virtualisation du stockage est un processus différent de celui de la virtualisation d’applications ou de la virtualisation du poste de travail. Quand bien même des similitudes existent entre ces différents projets et que par ailleurs, des éditeurs vont progressivement jouer la carte de la convergence…
Mais pour l’instant, de fortes disparités existant, des formations spécifiques s’imposent. Pour venir en aide aux utilisateurs finaux, de courtes formations peuvent dans certains cas être dispensées, même si les changements suscités par de tels projets, seront en général transparents pour eux.
Un projet de Cloud Computing reste donc une opération complexe qu’il convient de parfaitement préparer avant de lancer un quelconque déploiement. Rappelons-nous que, comme toute évolution technologique majeure, la virtualisation engendre de nouvelles habitudes et méthodes de travail qu’il est fondamental maîtriser afin d’accéder aux bénéfices recherchés.
Nicolas Chabrier



