Mené il y a 6 mois, lors des dernières Rencontres Internationales des Responsables Intranet, ce sondage en dit long sur les problématiques, défis et enjeux auxquels les responsables intranet et leurs homologues informaticiens en charge de ce sujet (côté DSI) ont à affronter et à résoudre. Voici, en exclusivité pour Intranet infos, quelques résultats édifiants.
Indispensable mais encore un manque « d’adhésion » dans les métiers !
Combien de temps encore faudra-t-il à l’intranet pour s’imposer à tous comme un outil majeur, colonne vertébrale de la communication, de la collaboration et de la productivité de toute l’entreprise ? Les résistances sont encore tenaces, notamment de la part des directions métiers (un cas sur trois) et, tout aussi grave, à la DG (un cas explicite sur cinq).
Toutefois l’intranet et ses outils associés semblent irréversiblement indispensables à l’activité de l’entreprise. Ainsi, 47% des dirigeants considèrent l’intranet comme « stratégique et essentiel » ou « très utile ». Une autre façon de le dire consiste à s’interroger sur ce qu’il se passerait en cas d’indisponibilité de l’intranet. Les réponses sont édifiantes : en moins de deux heures, près de 40% des collaborateurs seraient perturbés dans leur travail !
Il y a donc une problématique « disponibilité, sécurité, QoS, performance » particulièrement forte pour les informaticiens chargés du bon fonctionnement de l’intranet.
De l’autre côté du spectre, environ 40 % ne seraient gênés qu’au bout… d’une ou plusieurs semaines. Un travail affiné sur cette dernière population (ses us, coutumes et besoins en applications) s’impose ! Comme le verre à moitié plein ou à moitié vide, cela laisse à penser qu’il y a encore une belle marge de progression pour les prosélytes de l’intranet.
L’intranet 2.0, grande affaire du moment (et des années à venir)
Près de 80% des personnes interrogées s’inscrivent dans une dynamique soutenue de modernisation de leur intranet. 44% ont un (ou plusieurs) projets de mise en place d’outils du web 2.0 ; 22% l’ont fait depuis moins d’un an ; et 15% l’ont fait depuis plus d’un an. Du côté du front du refus, seuls 8,5% des répondants ne modernisent pas dans cet axe « pour des raisons culturelles ».
Quant au « quoi », pour l’instant les flux RSS sont quasi-généralisés et plus d’un intranet sur quatre dispose de podcasts. Les widgets et autres mashups, dont on attend beaucoup, se font encore bien discrets.
Pour ce qui est des outils « collaboratifs », deux intranets sur trois possèdent chat et/ou forum de discussion, près d’un sur deux inclut blogs/miniblogs et un sur trois propose une application de webconférence. Notons qu’avec une présence sur un intranet sur six, il y a encore une belle marge de progression pour les RSI (réseaux sociaux internes).
Choisir entre évangélisation, efficacité, attractivité et personnalisation…
Avec le contexte économique, il est difficile aux responsables intranets et responsables SI de s’engager sur tous les fronts de modernisation en même temps ; l’utilisation de ressources financières et humaines internes et/ou externes étant généralement réduite.
Et s’il leur fallait choisir (donc renoncer…) un seul axe d’amélioration prioritaire, quel serait-il ? Deux quarts de répondants sont divisés entre poursuivre les actions d’évangélisation auprès des décideurs ou s’occuper de moderniser l’intranet et d’y ajouter des usages 2.0. Ces deux différentes voies amenant toutefois au même résultat : en visant la fidélisation/satisfaction/attraction des utilisateurs on rend l’intranet plus indispensable encore ; en



