Quelles sont donc les caractéristiques des entreprises pionnières en digital ? NetStragegy/JMC, au travers de son enquête 2012, a voulu répondre à cette question. 456 entreprises à travers le monde ont ainsi participé à une étude d'envergure. Les organisations leaders, selon Jane McConnell, sont celles où l'on retrouve au moins l'un de ces trois critères suivants : un digital board, c'est-à-dire un pilotage stratégique pour tous les canaux digitaux, externes comme internes ; des usages de collaboration bien établis ; et un intranet ou un digital workplace essentiels à l'organisation du travail.
Dans la "leadership class", le social et le collaboratif font partie intégrante de la culture d'entreprise. Le pourcentage de pratiques digitales y est plus important qu'ailleurs : plus de RSE, de wikis, de blogs et de micro-blogging maillent les pratiques. Et les leaders consacrent bien plus d'énergie que les autres à sensibiliser leurs salariés à l'importance de la collaboration.
La deuxième caractéristique de ces entreprises bonnes élèves est que chaque collaborateur porte en lui la même mission : faciliter l'information pour tous, en encourageant les tags, les partages de contenus, et en impliquant les managers dans les études de besoin par exemple. « La "trouvabilité" devient une aventure humaine », explique Jane McConnell.
Troisième point-clé : la mobilité semble stratégique dans les entreprises les plus avancées. 50% des leaders considèrent l'accès mobile aux applications professionnelles comme primordial ou important. Ils prévoient des investissements pour le mettre en place, contre 33% pour les autres entreprises. Parmi les services déjà implémentés en version mobile chez les leaders, sont sur-représentés par rapport au reste du panel : les informations corporate, les annuaires, les médias sociaux et les outils collaboratifs. En résumé, tous les services qui permettent la circulation de l'information, la mise en relation et qui facilitent le travail en commun. Dernière caractéristique des entreprises "avancées" : la gouvernance et la responsabilisation sont implémentées dans le mode de travail.
Comme le ferait une entomologiste, Jane McConnell remarque que ces entreprises ressemblent fortement à une fourmilière 2.0 : les ouvrières, porteuses des valeurs et des règles de l'organisation, sont en même temps libres de créer autant qu'elles le souhaitent de nouveaux chemins d'informations et d'échanges.



