Tous les indicateurs pointent l'engouement, pour ne pas dire l'empressement, des entreprises à l'égard des réseaux sociaux internes. Comme si une course contre la montre et une compétition étaient lancées.
Entre elles, en premier lieu : un grand compte sans RSE opérationnel (ou à l'extrême rigueur en projet) est-ce encore un "grand" compte ? Que penserait-on à l'externe et de quelle image rétro l'affublerait-on si c'était le cas ? Quant à son pouvoir d'attractivité des "digital natives", n'en parlons même pas !
A l'interne, ensuite : il s'agit de libérer les forces vives. De détecter - c'est les DRH qui le disent avec gourmandise - les talents jusque-là cachés ; de faire place à l'innovation collective ; d'apporter reconnaissance et bonheur subséquent.
Dans la soute
Mais on peut se demander comment les premiers intéressés, non pas les utilisateurs mais les responsables Intranet et les DSI, voient la chose ?
Déjà au four du Cloud Computing pour les uns, et au moulin du web 2.0 pour les autres, on peut imaginer que mettre toute affaire cessante le projet RSE "sur le dessus de la pile" n'est pas chose facile.
Par construction et par nature, l'Intranet est un média à forte inertie. Et c'est sans même parler, en bout de chaîne, des utilisateurs généralement peu férus de changement.
On mesure donc l'incroyable effort de modernisation qui est produit actuellement par tous.
Mais l'histoire des RSE, la vraie, se fera bien après leur installation et déploiement : elle prendra effet avec les usages stabilisés, ayant fait leurs preuves... dans la durée seulement.
"Le temps révèle tout" disait Thalès.



